Partage d’expertise - Entretien numéro 2

Partage d’expertise N°2 : le MET et le MOLP, « c’est de la sensation et de l’expérience »

Tous les mois, nous vous proposons une interview pour vous faire découvrir nos métiers. Pour ce premier numéro de notre chronique « Partage d’expertise », nous avons rencontré Sophie, métiste et tutrice de formation, et Cédric Marschal, responsable technique et formation.

La formation est l’un des piliers qui garantit la qualité des analyses FlashbLab. Un travail méticuleux et rigoureux supervisé par Cédric Marschal, le responsable technique et formation. 

« Mon métier consiste à développer les méthodes d’analyses, encadrer les tuteurs sur la mise en application de la méthode et faire de la veille normative » explique-t-il. « En ce qui concerne l’aspect technique, je suis le responsable des essais inter-laboratoires pour la partie matériaux (AIMS), j’ai en charge les contres analyses des clients et je réponds aux questions d’ordre technique. Je rédige des notes de méthodes et je supervise toute la partie matériaux de l’unité fibres et poussières d’Illkirch (Alsace) ».

Former de manière pédagogique

Pour l’encadrement des « étudiants », Cédric Marschal est suppléé par des tuteurs. Sophie, technicienne au MET et suppléante, témoigne. « Les tuteurs encadrent les étudiants (Ndlr : salariés en formation). Nous suivons leur évolution étape par étape. Cédric Marschal complète : « La formation sert à apporter une réponse pédagogique en partant de l’erreur de l’étudiant »

« La durée de la formation dépend des postes et des personnes », explique Sophie. Cédric Marschal précise : « Pour les postes d’analystes, il faut 2 mois environ. Il y a une grosse partie d’interprétation. L’œil doit se faire à l’observation de la grille pour le MET et à l’observation microscope pour le MOLP. C’est de la sensation et de l’expérience, donc ça prend du temps à la formation »

Tuteur, une mission de « compagnonnage »

La méthode choisie par Cédric Marschal est similaire à celle du « compagnonnage ». Le formateur accompagne son « étudiant » durant son temps de formation. Cela lui permet d’avoir un encadrement technique tout en créant du lien social entre les employés. « Dans le cadre de la norme ISO 17 025*, nous sommes tenus de disposer d’un encadrement technique à la formation. En revanche, nous restons libres dans l’application de la méthode de formation ». Pour garantir une bonne transmission des savoirs, les tuteurs continuent à pratiquer et font l’objet d’un suivi régulier. « De la même manière que tous les autres techniciens, on s’assure de leur connaissance du déroulé du laboratoire, de leur pratique… On choisit les tuteurs parmi les techniciens qui ont de l’expérience, qui sont rigoureux, qui savent transmettre leur savoir… Du coup, c’est important qu’ils continuent de pratiquer au poste pour avoir une légitimité vis-à-vis des autres employés à qui ils font le suivi ou qu’ils sont en train de former ». En plus de ses missions de formation, le tuteur joue un rôle important dans la communication entre Cédric Marschal et les responsables de production. « Il participe à la diffusion documentaire, mais il est aussi un pivot qui centralise les informations sur un poste. C’est un relais de la communication ». Une mission prise à cœur par Sophie. « Mon challenge ? Que les futurs techniciens soient performants, rigoureux, qu’ils prennent conscience qu’on leur demande de faire une analyse. Être technicien au MET, ce n’est pas juste détecter s’il y a de l’aimante ou non, c’est prendre du recul sur l’échantillon et sur les conséquences qu’il peut y avoir vis-à-vis du client. Une fois que nos étudiants ont fini leur formation, s’ils prennent conscience de cela et qu’ils ne font pas d’erreurs, cela veut dire que nous les avons bien formés ». 

  • Norme ISO 17 025 : 


Chapitre 5.2
Sous chapitre 5.2.1 + note 1 
5.2.2 
5.2.4
5.2.5 

Publié le 02/05/2018

Retrouvez la série d'interview ici : 

Partage d’expertise - Entretien numéro 1